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Editions Terre de brume
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la
harpe et l'hermine
essai
« Chaque année l’île
d’Émeraude attire des dizaines de milliers de
touristes qui y procèdent, plus ou moins consciemment,
à une sorte de quête d’un « paradis
celte perdu ». Cette fascination n’est pas nouvelle.
Elle a longtemps contribué à établir
des relations ambiguës, souvent faites de malentendus,
entre l’Irlande et la Bretagne, entre la Harpe et l’Hermine…
Roger Faligot ouvre aujourd’hui ce dossier tabou et
y dénonce un mythe tenace : l’Irlande indépendantiste
n’a jamais cherché à s’embarrasser
d’une quelconque alliance avec le séparatisme
breton. Ce dernier s’est appuyé sur une «
légende dorée » qui l’a conduit,
en voulant imiter les cousins de la Verte Érin, à
une impasse totale.
La Harpe et l’Hermine, ce « roman vrai »,
commence avec la Révolution française, quand
naît le « projet irlandais ». Il se poursuit
par le courant de sympathie en faveur de l’Irlande qui,
au XIXe siècle, sera popularisé par de grands
romanciers bretons comme Jules Verne ou Paul Féval.
Il nous conduit ensuite à travers deux guerres mondiales,
leurs personnages et leurs idéologies, leurs erreurs
et leurs espoirs. Plus tard, ce sera la « renaissance
» culturelle des années 60/70. Enfin, il s’achève
avec l’« Adieu aux armes » de l’I.R.A.
qui, s’il constitue en cette fin de siècle un
tournant décisif vers la paix en Irlande, ouvrira une
ère nouvelle sans précédent dans les
relations entre les pays celtiques et lèvera enfin
l’hypothèque qui a trop longtemps pesé
sur l’identité bretonne.
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